Crise d’ado – Enfin, être soi-même; une richesse


24 novembre 2015

Pourquoi on juge, hein? Qui pourrait bien me dire ? Pourquoi est-ce qu’on juge ? Parce que son chandail n’est plus à la mode? Ou bien, parce que ses cheveux sont grichoux, ou encore parce qu’elle a un surplus de poids? On juge sans connaître et je dis « on » parce qu’on l’a tous déjà fait. On juge en se fiant aux erreurs et au passé lointain de la personne sans même l’avoir connue profondément. Juger sans savoir ce qui c’est réellement déroulé dans sa tête, dans sa vie.

Dire des moqueries à propos de quelque chose, ça blesse, et tout ça, sans se sentir mal. C’est pas toi qui reçois les commentaires, c’est pour ça qu’ils ne te blessent pas. Et se fier aux dits commentaires, sans laisser une chance à l’autre, sans lui parler pour découvrir sa vraie personnalité. Sans voir que la personne pleure car elle se déteste, elle déteste son image, son reflet. Puis, elle finit par se détester tout court.

J’écris ça parce que je l’ai vécu, les commentaires que t’encaissent qui deviennent un énorme poids sur tes épaules, qui te font souffrir et qui te font haïr. Je sais ce que ça fait de changer, de devenir quelqu’un que tu ne connais pas, mais que tu déteste. Je sais ce que ça fait de se dire dans sa tête : « Pourquoi, pourquoi j’suis devenue ça, j’suis qui au juste ? »

Je n’avais pas la réponse, je ne suis même pas certaine de l’avoir aujourd’hui. J’étais la Samuelle menteuse, celle qui créait des histoires au lieu dans lire, celle qui se foutait de tout, même de moi. On m’a détesté et souvent, avec raison. J’étais juste une personne malheureuse qui répandait son poison, un venin qui rendait malheureux ceux qui me côtoyaient, mais moi, encore plus. J’étais celle-là. J’ai dû travailler fort et tellement longtemps pour me retrouver, et savoir qui j’étais vraiment. J’ai travaillé fort et j’ai réussi à m’aimer. J’ai fait l’effort et souvent on continue de me détester à cause de mon passé.

Parfois, j’ai pas la chance de pouvoir montrer la vraie Samuelle. Se laisser une chance c’est une des plus belles choses au monde ! J’ai des gens formidables qui ont su apprendre à me connaître et à voir la vraie moi. Personne ne comprend à quel point c’est dur de repartir à zéro, tout oublier et recommencer, personne ne s’imagine à quel point c’est douloureux qu’on te perçoive toujours comme avant, ça blesse. J’ai dû changer pour moi avant tout, parce que c’est important d’être bien dans sa peau.

Cependant, il n’y avait pas que ça, c’étais aussi parce que je savais que je pouvais être quelqu’un de bien, une bonne personne, vous comprenez ? Et, aussi, parce que j’ai le droit d’être moi-même et heureuse. J’ai fait des efforts et ils ont porté fruit. Être soi-même est la chose la plus profonde, la chose la plus vraie et importante au monde. Rester soi-même, c’est une richesse !

Parfois, on n’a simplement besoin de prendre plusieurs chemins pour y arriver, c’est parfois long et difficile, mais ça en vaut la peine ; ça vaut la peine de laisser une chance aux gens qui désirent s’aimer, qui souhaitent rester eux-mêmes, sans se fier a ce que les autres racontent.

Ça vaut la peine de prendre quelques instants de votre vie pour apprécier quelque chose. Parce que le plus beau sentiment au monde, c’est d’être fière de nous-mêmes et de travailler pour soi. Le plus beau sentiment au monde, c’est de voir les gens apprécier les efforts de la vie. Ça fait du bien de renaître. Ne jamais se fier aux apparences ; une deuxième chance, c’est précieux. Je l’ai mérité, ma deuxième chance, j’ai changé parce que la fausse fille menteuse que j’étais, c’étais pas celle que je voulais être dans ma vie. Je suis ce que je suis, parce que c’est ce que je voulais et simplement parce que c’est ce que je dois être. On n’est tous différent, mais tous pareilles. On n’est tous humain et tous, nous avons le droit à une deuxième chance. .

Samuelle Paquette

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