Journal intime sur le web – Doggy style – 28/05/07


Ceci est une œuvre de fiction, toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels n’est que pure coïncidence…ou pas…

Ce soir-là, j’avais une date. Avant de partir, j’ai promis à mon ami Momo que je rentrerais à minuit. Du moins j’essaierais. Depuis trois ans, nous marchions ensemble chaque soir avant d’aller dormir. Parfois, je lui parlais, mais seulement s’il restait silencieux. Ensuite, nous nous assoupissions l’un contre l’autre. Il s’agissait d’une routine réconfortante, mais ce soir-là, j’avais envie de sexe. Un homme rencontré sur Tinder semblait avoir du potentiel. J’ai sauté sur l’occasion.

Déjà, sur Tinder, la chimie s’installait. Plus tôt dans la semaine, je lui avais proposé ce resto. Nous y étions, coin Charlemagne et Ontario. Date de quelques heures dans un endroit bon beau pas cher afin d’examiner le potentiel fuck boy. Le restaurant se trouvait plus près de sa maison que de mon appartement, mais Momo n’avait pas passé une soirée seul depuis trois ans et je craignais qu’il angoisse en mon absence.

Dans l’entrée de mon immeuble, mon postulant fuck boy m’a ouvert la porte et pour rire, je lui ai tapé une fesse. Trois étages nous séparaient de mon lit et l’ascension du bloc m’a semblé aussi longue que les minutes qui séparent un enfant de Noël. Je m’imaginais déjà lui enlever sa chemise, la jeter au sol alors qu’il m’arracherait ma robe. Trois ans que je n’avais pas eu de sexe! Trois étages à monter pour terminer trois ans d’abstinence, je savourais l’ironie!

Chaque fois que je voulais baiser, mon plan cul tombait à l’eau. Soit mon candidat démontrait des signes avant-coureurs d’attachement grave, soit ma relation avec Momo le gênait. En trois ans, j’avais eu quelques flirts, mais plusieurs de ces hommes voulait me faire marcher au pas ou me mettre en laisse, ce qui revient au même. Ceux qui, comme moi, prétendaient rechercher uniquement du sexe étaient trop salauds et je redoutais qu’ils me transmettent une ou plusieurs infections vénériennes.

Quand le matin, un rêve érotique éveillait mes sens, je confiais la tâche à ma main droite ou à mon vibrateur. Je me faisais jouir en cinq minutes tout juste à temps pour ne pas manquer la 217 de 8 h 33 qui, elle, me mène au travail en six minutes; une de plus que ma main experte prend pour me faire jouir.

En arrivant près de ma porte, j’espérais que Momo ne fasse pas fuir mon candidat. J’ai fouillé dans mon sac, sorti mon trousseau de clefs et j’en ai fourré une dans la serrure. Quelques secondes plus tard, j’ai entendu Momo qui chialait de l’autre côté de la porte. Voyant que la clef ne tournait pas, j’ai retenté l’action avec sa sœur presque jumelle. Mon plan cul a posé sa main sur ma hanche et a entrepris de m’embrasser dans le cou. Son initiative a éveillé l’aventurière en moi et j’ai décidé de l’encourager en frottant mes fesses contre son membre. Mon candidat fuck boy m’a demandé si le bruit derrière la porte venait de Momo. Je lui ai répondu par l’affirmative. Durant le souper, j’avais parlé de Momo et de tout ce que nous avions traversé ensemble. J’avais raconté à mon fuck boy en devenir comment Momo s’était montré fidèle, tendre et amical. Vu sa condition, il avait besoin d’une attention presque constante et je me faisais un devoir d’être cette personne pour lui. Mon candidat s’était montré attentif à mes monologues en posant des questions précises qui animaient la conversation de manière agréable. Vers la fin du repas, il avait accepté d’aller chez moi au lieu de chez lui, en affirmant que la présence de mon ami spécial ne le gênait pas. J’avais espoir en ouvrant la porte et, une fois les présentations faites, j’escomptais baiser en paix. Après la baise, je l’inviterais à marcher avec Momo et moi. Peut-être dormirait-il aussi dans mon lit, et au matin, je pourrais remplacer ma main experte par son membre.

Momo nous attendait au pied de la porte. Il s’est tout de suite méfié du candidat. Mon ami avait un excellent instinct et je n’aimais pas le voir aussi incertain de mon choix. Que sentait-il que je ne voyais pas? Peut-être que mon candidat était dangereux, après tout, je ne le connaissais que par Tinder.

De moins en moins certaine de mon choix, j’ai choisi d’inverser la baise avec la marche en me disant que j’aurais amplement le temps de me décider. Mon candidat a accepté de nous accompagner et, même si Momo restait silencieux, personne n’a parlé. La balade nocturne ne m’a apporté aucune réponse, mais le désir et ma trop longue abstinence l’ont emporté sur ma méfiance.

Une fois dans la chambre, mon candidat s’est montré à la fois respectueux, confiant et sensuel une combinaison parfaite pour un fuck boy. Au moment de la pénétration, il a sursauté en apercevant mon ami, Momo, au milieu de la pièce. J’ai rassuré mon fuck boy, Momo avait l’habitude de regarder, mais jamais il n’oserait se joindre à nous. Le fuck boy a hurlé à Momo de sortir. J’ai exigé de lui qu’il se calme. Momo pouvait rester puisqu’il dormirait de toute manière avec nous. Mon fuck boy a exigé de nouveau que Momo quitte la pièce. J’ai refusé net. Devant ce qu’il a qualifié de déviance sexuelle, mon fuck boy n’a pas pris la peine de jouir, encore moins de me faire jouir, il s’est rhabillé en vitesse et s’est enfui. Je suis restée un moment éberluée devant la réaction de mon candidat. J’ai soupiré, passé la main dans mes cheveux et j’ai hélé Momo pour qu’il vienne se coucher contre moi.

Ce texte est dédié à toutes les personnes qui aiment plus leurs animaux que l’espèce humaine. PS : Un chien ou un chat qui se liche dans la chambre pendant que nous procédons, ça pet (pet, tsé…pet…je me trouve drôle) l’ambiance.

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Samuel Bricault


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