On est pas des fantômes – Je décolle


14 Janvier 2016

La fin de mon année 2015 ne c’est pas déroulé comme je le pensais. En effet, j’ai reçu un sac à dos pour Noël. Un sac Osprey bleu pouvant contenir jusqu’à 55 litres de canne au jambon, de bas mouillés et une tente trouée ! Sans blague, c’est vraiment un beau sac. Il y a même des poches et des attaches sur le côté… toute ! Ma mère a fait bien attention, elle n’arrête pas de dire qu’elle a fait ses devoirs. J’ai toujours voulu voyager, prendre l’air, voir du nouveau. Ça fait peut-être 4 ou 5 ans que j’y pense, en tout cas c’était avant que j’emménage à Montréal. Mais là, j’ai de moins en moins d’excuse pour rester dans mon nid montréalais. En octobre dernier, mon coloc et moi, on était certain qu’on ne passait pas l’hiver au Canada. On disait même ne pas vouloir finir l’automne. Comme on dit, grand parleur petit faiseur parce qu’on est toujours à Montréal. En fait, nos plans on changé pour des projets plus terre à terre; comme écrire des blogues.

Cette année, c’est mon frère qui a reçu une console de jeu. Moi, j’ai eu un sac à dos. Pendant un instant, je me suis senti comme Ferris Bueller:

« Je voulais une voiture, j’ai eu un ordinateur. Quand tu es né sous une mauvaise étoile tu peux vraiment rien y faire ».

J’aurais aimé avoir la console pour me crouler dans mon divan et faire 150 heures de patate devant une PS4. Sauf que c’est un sac que j’ai reçu pour Noël. Un sac Osprey bleu avec des poches, toute.

Je crois en beaucoup de choses, mais je ne crois pas aux coïncidences. J’ai une vie sans trop d’attachements:  un appartement à trois divan, un coloc bedonnant pis un compte en banque de perdant. Ça ma pris un bon moment avant de comprendre que si j’avais eu la console, je serais probablement resté tout l’été à jouer à voyager, plutôt que de le faire pour de vrai. J’ai beaucoup d’amis qui font le voyage vers l’Ouest tous les ans et je pense que je suis prêt à partir à l’aventure. C’est sûr que je vais avoir besoin de plus qu’un sac à dos de 55 litres. Il me faudra être armé de volonté et de courage. #jesuisundragon

J’ai peine à imaginer mon voyage seul, je veux dire, sans musique ni narration en arrière plan. Vous savez, le moment où le héro part suivi d’une musique émouvante. Dans le jargon cinématographique, on appel ça un « montage ». On l’utilise pour décrire une séquence de plans dans des lieux différents afin de faire une ellipse temporel. Donc oui, si je pouvais « skipper » le trajet et prendre un raccourci vers la fin, je le ferais.

Mes films préférés contiennent tous un développement sur la coche, pas juste une bonne conclusion! J’en déduis donc que ce qui compte c’est le voyage et l’expérience, pas la destination. Dans tous les cas j’aimerais déjà être parti, les pieds dans mes runnings shoes et le vent dans les dents. Quelque chose me dis que mon éducation nord-américaine à quelque chose à voir avec ça; tout, tout de suite et maintenant, right freaking now. Ça doit être parce que j’ai très hâte de voir le dénouement que je veux passer les péripéties. Pour le moment, je ne peux que rêvasser aux éventuels péripéties que cette aventure m’apportera.

Antoine Marcotte

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